Du TAC au TAC

Quand les ados s’emparent de l’écriture théâtrale contemporaine

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Je, tu, lis du théâtre

mardi 18 avril 2017, par Véronique Ferrachat - artiste musicienne comédienne

TEXTE ET AUTEUR ASSOCIES

  • Hubert, mon faux philodendron, Luc Tartar

LE PROJET

Projet proposé par la Cie Ariadne, dans le cadre du festival "Le pays se livre 2016" organisé par le Syndicat mixte du pays de Bièvre-Valloire (38)

Autour d’un thème proposé par un festival du livre (L’amérique latine), la Cie Ariadne a commandé 4 textes courts à 4 auteurs de théâtre (Julie Aminthe / Martin Bellemare / Luc Tartar / Laura Tirandaz). Sur 5 mois, 5 classes (3 classes de primaires + 2 classes de 5èmes SEGPA) ont travaillé ensemble pour découvrir les textes, en choisir 1 parmi les 4 et en faire un vrai livre-CD avec numéro d’ISBN : travail théâtral avec une comédienne, travail d’enregistrement avec une musicienne comédienne, travail d’illustrations avec une plasticienne.

LES + DU PROJET

Sur le projet en général, c’est vraiment intéressant qu’en 5 mois, les jeunes découvrent toutes les étapes de la vie d’une pièce, depuis la commande aux auteurs, la lecture critique, la sélection, jusqu’à la mise en représentation (sonore et graphique dans le cas présent).
Sur la partie réalisation sonore que j’ai pu mener de mon côté, notamment avec les ados des 2 classes de 5èmes SEGPA avec qui j’ai travaillé sur l’enregistrement des textes mais aussi des ambiances sonores et musicales, j’ai vraiment trouvé intéressante et pertinente l’approche du théâtre par le biais d’un travail radiophonique. Tout aussi exigeant qu’un travail en vue d’une prestation scénique (on reste obligé de jouer, et de jouer ensemble, car la "récitation" s’entend immédiatement et ne fonctionne pas plus à l’audio qu’en "live"), néanmoins on oublie un peu les corps, le regard de l’autre, pour se concentrer sur ce qu’on donne à entendre.
Le choix technique d’une réalisation finale avec montage, et donc des séances d’enregistrement découpées en différents plans courts avec plusieurs prises (comme au cinéma), donnent le droit à l’erreur et à l’amélioration de chacun jusqu’à obtenir le meilleur du moment. Le montage permet alors de choisir et de garder ce que chacun a fait de mieux, pour une réalisation finale gratifiante pour chacun. Pour des jeunes un peu fragiles vis à vis du regard qu’on peut porter sur eux, c’est un très bon moyen de les faire approcher le texte et le jeu.
L’exigence de concentration est aussi rapidement comprise et acceptée par les jeunes : il faut nécessairement que le groupe, qu’il enregistre ou qu’il assiste à l’enregistrement par d’autres soit là et concentré, sinon la prise est fichue. Les jeunes sont ainsi très vite ensemble, pour peu qu’ils soient accrochés par le texte et l’enjeu. On a ainsi assisté à de très beaux moments en classe, avec le groupe entier focalisé sur la prise de son des tous petits bruitages d’une scène un peu onirique.
Dans le cas présent c’est moi qui ai réalisé le montage final (20mn de la pièce). Mais sur un projet plus modeste, on peut imaginer que les jeunes eux-même s’attellent à la partie montage, avec un adulte qui s’y connaisse un peu : les logiciels pour le faire simplement sont maintenant nombreux et accessibles, et d’un maniement proche du montage vidéo, que de plus en plus de jeunes pratiquent depuis l’avènement des YouTubers.

EXTRAITS

Vous trouverez ici 2 extraits.

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