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Quand les ados s’emparent de l’écriture théâtrale contemporaine

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Entre philosophie, médiation culturelle et théâtre

mercredi 13 mars 2019, par Mathilde

Dominique Paquet, docteur en philosophie et en esthétique, actrice et autrice, nous invite à penser la médiation culturelle d’une façon nouvelle.

Des actions culturelles autour de la philosophie

Si mes activités de dramaturge m’ont dès 1985 conduite à adapter la philosophie au théâtre, notamment avec Au bout de la plage...le Banquet, à la Compagnie dramatique d’Aquitaine, le souci de ce que l’on nommait à cette époque des animations artistiques ou culturelles s’est développé ultérieurement. Lors de ma seconde adaptation de l’oeuvre platonicienne pour le Groupe 3.5.81, puis des représentations de Le Boucher cartésien, un programme de rencontres en milieu scolaire en lien avec le spectacle a été proposé aux classes terminales, aux classes théâtre de l’Ile-de-France, donnant naissance à des ateliers d’écriture philosophique, dont certains ont duré trois ans et des discussions à visée philosophique en médiathèque.
Après la mise en place de certaines activités de médiation culturelle, la discussion à visée philosophique fait partie d’un éventail d’offres culturelles que certains établissements ont mises en place dans le cadre annuel général de leur programmation. Les cafés-philo sont également une expérience menée depuis 11 ans qui a permis de créer quelque chose sur la base d’un public fidèle. A l’instar d’une communauté de pensée dans laquelle s’incluent les personnes nouvelles intéressées par un thème et/ou des publics spécifiques.

Mais aussi autour de pièces de théâtre !

« Lorsque la discussion s’inscrit dans le cadre d’une programmation théâtrale tout public ou jeune public, elle a lieu en amont de la représentation (18h30/19h ou 14h/15h) et se propose d’élargir la perception du spectacle au sens bergsonien de "perception élargie", par une réflexion collective préliminaire qui ne dévoile en aucun cas le spectacle à venir. Si j’ai pu assister au spectacle en amont, les problématiques sont moins générales que si le choix survient à la lecture du dossier de presse. Parfois la discussion a lieu à l’issue du spectacle vers 22h30/23h comme à Sainte-Maxime au Carré Léon Gaumont où Valérie Boronad, directrice et Philippe Boronad, directeur adjoint, ont choisi que la rencontre puisse être étayée sur la représentation, et que les interrogations philosophiques qu’elle suscite soient en lien immédiat avec les mises en scène proposées. Dans ce cas, il s’agit de prolonger la réflexion sur la base de la représentation et pas seulement de débattre avec les artistes, même si certains assistent à la discussion. Leur statut n’est d’ailleurs pas toujours facile, car ils s’inscrivent souvent dans une position d’interprétation de leur travail, alors que le public qui participe à la discussion, est lui dans une recherche conceptuelle à partir des images, de l’interprétation des acteurs, du texte qu’ils ont perçus. »

Pour plus d’informations vous pouvez lire l’article en entier ici.

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